Six milliards d'âmes & on en aurait besoin que d'une seule. . .*
Quand je danse, je danse; quand je chante, je chante; aussi quand je me promène solitairement au troisième étage, si mes pensées se sont entretenues des réflexions sans rapport quelconque avec cette balade quelque partie du temps,alors à quelque autre partie je les ramène à la promenade, à l'étage, à la douceur de cette solitude, & à moi. Nature a maternellement observé cela, que les actions qu'elle nous a enjointes pour notre besoin nous fussent aussi voluptueuses; & nous convie, non seulement par la raison, mais aussi par le désir: C'est injustice de corrompre ses règles.
Quand je les vois, jouir si pleinement des plaisirs naturels & par conséquent nécessaires & justes, je ne dis pas que ce soit relâcher son âme, je dis que c'est la roidir, soumettant par vigueur de courage à l'usage de la vie ordinaire ces violentes occupations & laborieuses pensées.Sages, s'ils eussent cru que c'était là leur ordinaire vacation; leur gloire, l'extrordinaire. Nous sommes de grands fou! "Il a passé sa vie en oisiveté", disons-nous; "Je n'ai rien fait d'aujourd'hui." Quoi! N'avez-vous pas vécu? C'est non seulement la fondamentale, mais la plus glorieuse de vos occupations. " Si on m'eût mis au propre des responsabilitées, j'eusse montré ce que je savais faire." Avez-vous su méditer & manier votre vie? Vous avez réaliser le plus grand acte de tous. Pour se montrer & porter ses fruits, Nature n'a que faire de fortune; elle se montre également en toutes face, & derrière, comme sans rideau. Avez-vous su composer vos moeurs? Vous avez plus fait que celui qui a composé des livres. Avez-vous su prendre du repos? Vous avez fait plus que celui qui a pris des empires & des villes.
Notre grand & glorieux chef-d'oeuvre, c'est vivre à propos. . .*
Need to cross your glance,
Need to have your skin against mine,
Need to hear you to speak to me,
Need to feel your flavor,
Need to find what there was. . .*
Carpe Diem. . .*